Il revient au Président Français, François Mitterrand, lors du 16e sommet des chefs d'Etat de France et d'Afrique, en juin 1990, d’avoir prononcé cette phrase révélatrice d’un changement d’attitude vers les pays Africains : "...la France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté". En son temps, cette phrase avait largement été interprétée, d'une part, comme un encouragement tacite de la France au démantèlement des anciens régimes autoritaires, et d'autre part, comme une préfiguration d'un changement radical de ce qu'avait jusqu' alors été la philosophie de la politique de coopération. La France qui jusque là avait soutenu les régimes autoritaires s'était enfin décidée, comme mue par le vent de l'est, à jouer la transparence, et s'engageait clairement à encourager avec les moyens conséquents, les efforts vers les changements politiques.
Quelques années plus tard, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, lors du Sommet de l'Organisation de l'Union africaine, à Addis-Abeba, le 6 juillet 2004, déclara : « Il y a aujourd’hui en Afrique plus de gouvernements démocratiquement élus que jamais auparavant. Ces dernières années, dans plusieurs pays d’Afrique, de nouveaux gouvernements sont venus au pouvoir à la faveur d’élections multipartites. Les électeurs ont voté en grand nombre, traduisant ainsi leur volonté d’exercer leurs droits civiques. Dans beaucoup de pays, de larges consultations sur des réformes constitutionnelles sont en cours. La société civile est plus active que jamais, demandant des comptes aux gouvernements et insufflant un nouveau dynamisme aux sociétés africaines ».
Aujourd’hui on pourrait classer cela dans la catégorie « Prendre des vessies pour des lanternes ». Des déclarations tonitruantes comme celle de la Baule, suivies par des bémols dans les coulisses (le même Mitterrand aurait apporté immédiatement des corrections ‘privées’ à son discours publique lors du même Sommet en réaffirmant la nécessité de laisser chaque pays Africain aller à son rythme vers la démocratisation) ont été la ligne politique suivie par les pays du Nord vis-à-vis de leurs alliés en Afrique : sauver la face en « légitimant » les régimes autoritaires via la promotion d’élections bidons censées montrer ce processus de démocratisation si bien décrit par M. Annan.
Inutile d’aller chercher très loin les résultats : le nombre de pays africains qui ont continué à passer par des périodes de guerre, de non respect des droits humains, avec les mêmes élites au pouvoir, enfin suivant l’adagio du Gattopardo, tout a changé pour que ne rien change, n’ont pas diminués, ils ont peut être même augmentés.
Mais la véritable face des pays du Nord par rapport à l’évolution politique de l’Afrique serait confirmée quelques années plus tard par M. Jacques Chirac qui déclara haut et fort que la démocratie était un luxe pour les Africains. Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Tout simplement que nos intérêts de pays du Nord étaient mieux défendus par des régimes non démocratiques comme ceux qui étaient en place et qu’il était inutile, voire contreproductif, d'allez chercher de les démocratiser. Cette déclaration montrait à la fois la permanence d’un paternalisme dur à mourir, ainsi qu’un mépris profond des forces vives locales qui, au fur et à mesure de leur propre évolution commençaient à prendre gout à l’idée de plus d’espace de discussion, davantage de participation et, qui s’est, peut-être un jour même des véritables élections.
Résultat de cette attitude : on les a laissé tomber, et on a continué faire du business avec les mêmes d’avant. Même Ghaddafi retrouvait sa place dans la cours des grands, de laquelle seul le président soudanais restait exclu (pour l’instant).
Puis décembre 2010 arriva, la flambée des prix et le cri « basta ! » de la part des tunisiens, bientôt suivi par les égyptiens, yéménites, libyens, syriens et d’autres. La surprise fut énorme de la part de notre opinion publique, qui avait déjà oublié nos promesses d’appuyer des processus de démocratisation d’il y a vingt ans. Mais au lieu de se préoccuper de cela, (des millions de clandestins qui vont débarquer sur nos plages comme disent nos chers amis de la Padania) on devrait se préoccuper (et agir) contre nos propres politiciens qui sont allez déclencher ces dynamiques pour les nier dès qu’elles commençaient à prendre forme. Si nous avions été plus sérieux et cohérents dans la défense de « nos valeurs » il y a 20 ans, peut être que ces processus de démocratisation auraient pu se passer d’une manière moins violente, d’avoir le temps de mieux se préparer, nous mais surtout les forces locales, donc mieux « gouverner » ces processus.
Cela n’a pas été fait, et nous avons préféré inviter Gaddhafi à planter sa tente à l’Elysée et dans les jardins de Rome, lui faire le baisemain, continuer à traficoter avec le clan Ben Ali et compagnie.
Les leçons à apprendre sont donc plus dirigés vers nos classes dirigeantes, de sorte qu’au lieu de ces « little men » que nous dirigent nous arrivions un jour à avoir de gens plus visionnaires et capable de mieux gouverner, plus confiants dans le rôle que des masses de citadins éduqués peuvent avoir dans les destinés de leurs pays. Reconstruire ces pays ne sera pas chose très difficile si l’on partira d’un pacte républicain où l’on reconnaît nos erreurs par rapport à nos politiques passées et que l’on accepte de construire sur des nouvelles bases : respect, transparence et acceptation mutuelle de nos diversités.
giovedì 31 marzo 2011
mercoledì 30 marzo 2011
Interviste (quasi) impossibili (ripubblico)
questo post é dell'11 luglio 2010. Lo ripubblico dato che siamo in p[iena campagna per il nuovo direttore generale.
All’avvicinarsi delle prossime elezioni per il posto di Direttore Generale della FAO un Giornalista del Canardo Scatenato (CS) ha realizzato questa intervista (quasi) impossibile con uno dei candidati.
CS: Molti anni sono passati da quando i paesi membri imposero una riforma della FAO (eravamo verso il 2008-2010) e adesso, per la prima volta, non solo i governi dei paesi membri avranno il diritto di voto ma anche le organizzazioni contadine ufficialmente riconosciute dall’organizzazione. Scenari nuovi, che portano a nuove candidature, totalmente impossibili con i meccanismi precedenti. Ne approfittiamo per intervistare un outsider che ha deciso di lanciare il guanto di sfida, il Sg. Josuè Dumont di Mazò.
La prima domanda riguarda ovviamente il suo profilo, chi è da dove viene e perché lanciarsi in questa corsa?
JDM: Potrei dire di essere figlio di contadini del sud del mondo e che la voglia di lanciarmi viene dai pochi risultati fin’ora raggiunti da questa organizzazione malgrado i ripetuti allarmi lanciati in questi ultimi decenni. In realtà io sono un Avatar, fuoriuscito da poche ma fondamentali letture. I miei genitori e nonni sono stati: La Geografia della Fame, di Josuè di Castro, L’Afrique Noire est mal partie, di René Dumont, Histoire des agricultures du monde, di Mazoyer e Rudart e infine il Rapporto Lugano, di Susan George. Non ho governi che appoggino la mia candidatura, e nemmeno grosse fortune o compagnie transnazionali che paghino la mia campagna, per cui ho già vinto.
CS. Scusi, ma come sarebbe adire che ha già vinto?
JDM: Nel momento stesso in cui sono costretti a farti spazio per presentare la tua candidatura, che puoi far sentire le tue idee anche ai piani alti, che rompi l’omertà di un potere avvolto su se stesso, ecco, a quel punto non conta il risultato finale, che tanto sappiamo non cambierà il volto dell’organizzazione, ma conta aver mostrato che si poteva fare. Si ricorda quando anni fa la stessa FAO mostrò al mondo intero, ed ai governi del Nord in particolare, nonché alle grosse istituzioni finanziarie, che si poteva discutere di un tema scottante, la riforma agraria, parlandone addirittura con i movimenti sociali più di sinistra? Quella volta, credo sia stato nel 2006, gli assenti ebbero torto marcio, ma si vendicarono subito, chiudendo tutte le porte al dialogo che era aperto con i diseredati del mondo. Ecco, io sono il figlio di ICARRD (International Conference on Agrarian Reform and Rural Development).
CS. D’accordo, allora proviamo a sognare: quali sarebbero le sue parole d’ordine per questa campagna elettorale?
JDM: innanzitutto ricordiamoci che una campagna elettorale non si vince con mille proposte, sullo stile di quel governo italiano di centrosinistra che non finiva mai di promettere questo e quello, salvo poi ritrovarsi, una volta eletto, nell’incapacità di realizzare almeno una di quelle promesse. Per cui partiamo con pochi punti chiari, che servano ad illustrare dove vogliamo andare a parare.
Punto primo: Lotta alla fame nel mondo: la stessa FAO ci ha certificato che abbiamo passato il miliardo di affamati e questo in un periodo storico, prendiamo gli ultimi 20-25 anni, di dominazione assoluta del modello economico capitalista globalizzato. Se questi sono i risultati il nostro ragionamento parte dal DIRITTO DI CRITICARE IL MODELLO DI SVILUPPO ATTUALE, e perciò di poter pensare ANCHE ad altri modelli.
Detto questo, non dimentichiamo che da oltre 60 anni abbiamo la prova scientifica che la questione della lotta alla fame e la lotta contro la cattiva distribuzione delle terre va di pari passo, anzi, la seconda è la variabile indipendente, dalla quale dipende la prima. Questo vuol dire porre al centro del dibattito la questione delle terre e della loro migliore distribuzione, nonché del necessario riconoscimento dei diritti storici delle comunità contadine e delle popolazioni indigene.
CS. Ma si rende conto che questo vuol dire proporre una rivoluzione?
JDM: Leggetevi la dichiarazione finale dell’ ICARRD, sottoscritta da quasi cento paesi membri della FAO. Non lo dico mica io, lo hanno discusso e sono arrivati alla stessa conclusione e loro sono paesi membri. Quella dichiarazione finale non è mica stata fatta dalla Via Campesina. Comunque ricordiamoci che non vedere l’aumento di conflittualità legato alle terre non è un buon modo per spegnere l’incendio. Solo diventerà ancora più ingovernabile, per cui quello che io propongo è esattamente l’opposto di quello che lei dice: non rivoluzione, ma lavorare per abbassare la temperatura di troppi fuochi accesi in giro per il mondo. Che questo sia facile, non l’ho mai detto e non lo dirò mai, ma che non ci siano alternative, questo sì lo posso dire.
CS. D’accordo, allora questo è la premessa, il punto primo, e poi?
JDM: Esatto, questa è la premessa: una migliore distribuzione delle terre, un riconoscimento dei diritti delle comunità locali, delle popolazioni indigene, in realtà non è nemmeno una premessa completa. Se vogliamo dirla tutta, al centro di questa proposta, di questo punto primo, va messa la questione di Genere: se non capiamo che si parte prima dai diritti delle donne alla terra, e poi anche agli uomini, non andremo da nessuna parte. Basta usare la dimensione di genere come un contentino da mettere sulla torta; da lì si parte: migliore distribuzione delle terre e dei diritti partendo dalle donne. Anche questo sarà difficile e avrà molte resistenze. Ma andiamo a vedere chi assicura l’essenziale della produzione di autosufficienza alimentare nel sud del mondo: sono gli uomini o le donne? Non credo ci siano molti dubbi su questo. Le resistenze le avremo da molti governi, di destra come di sinistra, ma anche dai lider delle comunità locali, poco abituati a dinamiche democratiche all’interno delle comunità che loro comandano. Per cui, pragmaticamente, non lanceremo proclami di fare rivoluzioni, ma saremo fermi su questo: dialogo e apertura ma avendo chiaro che bisogna cambiare le strutture agrarie, e soprattutto i rapporti di genere al loro interno.
CS. E il secondo punto?
JDM: Il nocciolo duro è rappresentato dal mettere al centro della proposta quella che chiamiamo l’agricoltura di base familiare. Famiglia nucleare, famiglia estesa, tanti sono i modelli, per cui non restringiamo il dibattito all’idea della famiglia che ci facciamo nel nord del mondo. Si parte da lì perché la storia dello sviluppo agricolo ha dimostrato, nel corso di molti secoli e nei più svariati contesti geografici, che questa è la migliore organizzazione sociale e produttiva. Per la prima cosa che faremo sarà di dedicare un anno intero a questo tema, riprendendo una iniziativa proposta da una serie di organizzazioni di base negli ultimi anni. Agricoltura familiare, per chi l’ha studiata, vuol dire flessibilità organizzativa, attenzione alla qualità del prodotto, conoscenza del mercato, ma vuol dire anche una realtà molto semplice: attaccamento al territorio, a una cultura del fare legata alle realtà locali. Per cui dovremo incentivare il lavoro di assistenza tecnica ai governi interessati a promuovere questo tipo di agricoltura. Guardiamo il caso del Malawi di questi ultimi anni: con un attivismo da parte del governo, in favore di questo tipo di agricoltura, in pochi anni il paese è passato da situazioni di deficit cronico a una di esportatore. E questo contravvenendo tutti i consigli che le grandi organizzazioni e le grandi banche e donanti avevano dato (o ordinato) al governo. Situazione fragile, ancora non sostenibile, ma comunque conferma che qualcos’altro si può fare.
CS. Sbaglio o non ha ancora parlato di agricoltura biologica?
JDM: Esatto. Agricoltura familiare non vuol dire necessariamente agricoltura biologica e nemmeno agricoltura “conservacionista” o “zero tillage”; parlavo prima di modelli diversi e aggiungo adesso una dose di pragmatismo. Non tutti gli agricoltori familiari sono interessati a pratiche di questo tipo e nemmeno ad un’agricoltura biologica. Questo però non esclude una scelta di campo: la nostra sarà a favore di queste agricolture, rispettose dell’ambiente e tendenti a diventare più biologiche possibile. Il legame con le politiche nazionali nonché con gli accordi internazionali è ovvio: non possiamo sprecare delle parole d’ordine come “agricoltura biologica” se non abbiamo preparato il terreno per questa scelta. Per cui bisognerà spingere ai livelli superiori, cercare le alleanze necessarie, ma avendo chiaro qual è il nord ella bussola. Agricolture più biologiche avranno delle ricadute anche in termini di salute nonché di rivalorizzazione di territori e prodotti che la gente vorrà andare a conoscere e praticare. Saranno quindi possibili (e sottolineo possibili) motori di uno sviluppo territorialmente equilibrato.
CS. In questi anni si è parlato molto di territorialità, sia a livello di governi che di grandi spazi regionali, ma cosa intende con questo termine?
JDM: Come per molte altre parole nel corso degli anni la tendenza è stata quella di svuotarle del significato originario in modo che diventassero delle buzz words, parole vuote che tutti fingevano di capire: caso tipico, la “partecipazione”, oppure la “sostenibilità” giusto per citarne alcuni. Con la territorialità sta succedendo la stessa cosa. Le spiegherò cosa intendo io e come intendo applicarla, nel modello che ho in testa per questa organizzazione. I territori sono spazi aperti, immagini un mare, un oceano, dove tanti pesci, tanti pescatori, tanti turisti, tante barche passano una sopra l’altra, scontrandosi, litigando, mettendosi d’accordo sulle rotte oppure no e quindi scontrandosi. Ecco, in questi spazi, nel momento in cui lei, col suo costumino da bagno entra in acqua, non è fondamentale conoscere il limite del mare, ma è fondamentale saper nuotare ed avere una buona resistenza. Ecco, per me i territori sono questi spazi aperti, dove tanti attori, rurali come urbani, competono per risorse naturali, terre, foreste, acque, sempre più limitate. Dobbiamo quindi lavorare non tanto a delimitare i territori ma lavorare sulla creazione di regole condivise e formare gli attori al rispetto di queste regole, per cui possano negoziare invece di confliggere. Possiamo farlo da soli? Ovviamente no, tante altre agenzie dell’ONU lavora no su temi vicini per cui è una ragione di più per avvicinarci e lavorare assieme.
CS. Vuol dire forse andare oltre la tradizionale divisione rurale urbana?
JDM: Sì, definitivamente. Al giorno d’oggi ha sempre meno senso questo tipo di catalogazione. Serve per sostenere l’idea che la popolazione stia diventando sempre più “urbana” e quindi non ci sia più bisogno di preoccuparsi di questi “rurali”, che diventano residuali nel discorso dominante. Nel nostro discorso le priorità cambiano. Prenda l’esempio di una grande catena di supermercati, tipo la Carrefour: difficile pensare alla Carrefour come a un attore rurale, ma in realtà è lei che decide il destino di migliaia di contadini nel mondo intero, trasforma territori, decide cosa si produce e a che prezzo e tutto per vendere nelle zone urbane a prezzi sempre più bassi. Nella nostra ottica non diciamo che siamo contro Carrefour, ma diciamo che non possiamo ragionare come se nelle zone rurali dove lei interviene, dovessimo far finta di nulla. Un approccio territoriale, centrato sugli attori, vuol dire cercare spazi di dialogo e negoziazione fra gli uni e gli altri. Chiaro che i nostri punti fermi restano quelli detti precedentemente.
CS. Parliamo da molto, ma non l’ho sentita parlare di acqua.
JDM: Le dicevo prima che una campagna elettorale non può basarsi su mille temi e deve cercare di andare alle priorità, o almeno a quelle che il/la candidato/a pensa siano le priorità del momento. Quando partivo dalla centralità del riequilibrio delle strutture agrarie e dei diritti, parlavo di terra per parlare di risorse naturali. La parola terra si porta dietro acqua, foreste, per cui un approccio basato sui diritti, partendo da quelli che a quei diritti non hanno accesso, sarà il punto di partenza. Per capirci, prima di parlare di aspetti tecnici dell’acqua, si parlerà di diritti, con un approccio basato sul dialogo e negoziazione. Un approccio basato sui diritti vuol dire anche riconoscere il diritto alla libera impresa e il diritto al profitto, per capirci. Che poi questo debba applicarsi al caso dell’acqua, ovviamente è soggetto a discussione e, nel mio modo di vedere le cose, non dovrebbe essere il caso. Parlare d’acqua vuol dire parlare anche di pesca, e anche lì ritroviamo la grande domanda del posto che la pesca artigianale ha diritto di rivendicare rispetto alla pesca industriale, e ritorniamo quindi a parlare di diritti al pari di quanto si diceva prima per l’agricoltura. E un approccio basato sui diritti vale anche per le foreste: il modello non può essere quello dell’appropriazione privata da parte delle grandi imprese della maggior parte delle foreste. Sono beni comuni, da gestire dalla mano pubblica, e con un ruolo fondamentale che deve esser giocato dalle comunità che vivono e dipendono da queste foreste e dai prodotti, lignei e non, che da esse si possono trarre.
CS. Ma come pensa di poter mettere in atto questo programma? Non mi sembra che queste siano le priorità attuali dei paesi membri soprattutto quelli più importanti, e senza l’appoggio loro non si va da nessuna parte.
JDM: c’è del vero in quel che dice, e ovviamente in una intervista breve devo andare all’essenziale del programma. La questione è quella di capire chi deve decidere l’agenda di una organizzazione come la nostra. Abbiamo avuto due direttori generali, un libanese e un senegalese, che hanno cercato di porre la questione della sicurezza alimentare al centro del dibattito, cercando di non urtare troppo i paesi potenti dell’organizzazione. I risultati sono lì, davanti a tutti, col miliardo e passa di cui parlavo all’inizio. Non sono riusciti a determinare l’agenda dei lavori per cui l’influenza dell’ organizzazione è andata perdendosi nel corso degli anni. A questo si aggiunga un errore fondamentale commesso da ambedue, che è stato di non appoggiarsi realmente sul corpus tecnico della organizzazione. Non sui capi, direttori o capi dipartimento, che rappresentano la gestione ma non la memoria tecnica e chi ci mette la faccia tutti i giorni; parlo di quel migliaio di tecnici, professionisti seri, sempre più con contratti precari, la cui vincolazione con l’organizzazione diventa sempre più problematica. Quella è la nostra base e quelli sono gli alveoli polmonari che scambiano l’ aria fra polmoni e sangue: la nostra credibilità parte da loro. Farli sentire importanti, decisivi nella implementazione delle politiche dell’organizzazione è la chiave di volta della proposta. Se loro non prendono in mano queste proposte e non le portano avanti nelle migliaia di progetti che seguono ogni giorno, nelle decine di migliaia di contatti che hanno con i governi, le organizzazioni contadine e gli altri attori dello sviluppo, non c’è futuro per le mie proposte. Chi deve esserne parte costituente sono loro, per questa ragione esiste un margine di flessibilità nelle idee che ho proposte: non posso pensare di imporle con la forza perché altrimenti mi diranno di sì, in quanto direttore generale, ma poi continueranno a fare il loro lavoro quotidiano e non cambierà nulla. Bisogna quindi partire per una intensa campagna interna, parlare, ascoltare, e molto, ragionare assieme, anche perché ci saranno altre proposte e altre idee, magari contrarie. Fare la sintesi sarà compito del livello gestionale, non solo mio, ma deve esser fatta nel rispetto delle diversità, lasciando le porte aperte e pensando a meccanismi di retro alimentazione che funzionino. Bisogna rompere questa diarchia fra una FAO di sopra e una FAO di sotto. Ricreare fiducia, dialogo e credibilità sarà la misura della riuscita delle proposte precedenti. Se diamo l’esempio a casa nostra, allora sì potremo andare a bussare a casa degli altri.
CS. Tutto bello, ma e i soldi?
JDM: Da quando conosco questa organizzazione sento sempre e solo parlare di soldi che non ci sono. Allora diciamola tutta: meglio lottare per dei valori veri, quelli fondanti della nostra organizzazione e poi mettere gli altri con le spalle al muro e vedere se i soldi non arriveranno. Che ognuno si prenda le proprie responsabilità. Essere troppo teneri con chi detiene il potere vero in questi temi non serve molto. Bisognerà essere più duri, anche a costo di perdere la battaglia. Ma almeno l’avremo giocata, piuttosto che andare lentamente sul viale del tramonto. Dovremo lottare per portare l’ agricoltura fuori dall’organizzazione mondiale del commercio, e sicuramente ci faremo molti nemici, ma credo anche molti amici. Ricordatevi sempre che quando ci sono le idee, poi dei soldi si trovano. E comunque ridurre la questione della fame e povertà nel mondo a una questione di soldi, vuol dire riconoscere un potere centrale a quelle organizzazioni finanziarie che ci hanno portate alla crisi del 2008. Sono i governi che devono riprendersi in mano le responsabilità dei loro paesi. Ma non governi chiusi, che dettano legge, ma governi aperti al dialogo, che rispettino di più le opinioni altrui e quindi accettino di partire su approcci più centrati sul dialogo e negoziazione. Ma anche questo stava già scritto nella dichiarazione finale dell’ ICARRD, andate a leggerla e troverete tutto il programma delle cose da fare e soprattutto come farle.
CS: Restano ancora molti temi, ma per una questione di spazio e tempo dobbiamo chiudere qui. Vuol fare un’ultima considerazione?
JDM: Possiamo ricordare la logica che sottintende a questo programma: mentre il meccanismo che crea sottosviluppo ha padri ben conosciuti, se vogliamo venirne fuori bisogna partire da una costruzione congiunta, partendo dalle diversità locali, di produzione, di tecniche e di prodotti, rispettando di più l’essere umano che deve tornare al centro del processo. Questo vuol dire lavorare molto sullo spirito di squadra perché non si può pensare a un direttore generale come a una specie di dio. Vuol dire parlar chiaro ai membri di questa organizzazione, che non sono solo i governi, ma tutti i contadini e contadine del mondo per dir loro come questi cambiamenti dipendano da una volontà reale, che non possiamo garantire perché ogni governo va rispettato e dipenderà in primis da loro se si cambierà o no. Ma anche da meccanismi trasparenti di controllo in cui sia possibile associare anche altri attori, soprattutto quelli la cui parola ha sempre contato poco, le organizzazioni contadine e i movimenti sociali. Ma dipenderà anche da quella che chiamo la “moral suasion” che potremo esercitare nei confronti dei paesi membri, per spingere su quei principi che abbiamo illustrato prima. Cambiare la struttura agraria per cambiare, un po’, il potere e la sua ripartizione, e tutto questo per evitare non solo le future crisi alimentari ma per ridare un senso a questo stare assieme su questa unica Terra che abbiamo a disposizione.
All’avvicinarsi delle prossime elezioni per il posto di Direttore Generale della FAO un Giornalista del Canardo Scatenato (CS) ha realizzato questa intervista (quasi) impossibile con uno dei candidati.
CS: Molti anni sono passati da quando i paesi membri imposero una riforma della FAO (eravamo verso il 2008-2010) e adesso, per la prima volta, non solo i governi dei paesi membri avranno il diritto di voto ma anche le organizzazioni contadine ufficialmente riconosciute dall’organizzazione. Scenari nuovi, che portano a nuove candidature, totalmente impossibili con i meccanismi precedenti. Ne approfittiamo per intervistare un outsider che ha deciso di lanciare il guanto di sfida, il Sg. Josuè Dumont di Mazò.
La prima domanda riguarda ovviamente il suo profilo, chi è da dove viene e perché lanciarsi in questa corsa?
JDM: Potrei dire di essere figlio di contadini del sud del mondo e che la voglia di lanciarmi viene dai pochi risultati fin’ora raggiunti da questa organizzazione malgrado i ripetuti allarmi lanciati in questi ultimi decenni. In realtà io sono un Avatar, fuoriuscito da poche ma fondamentali letture. I miei genitori e nonni sono stati: La Geografia della Fame, di Josuè di Castro, L’Afrique Noire est mal partie, di René Dumont, Histoire des agricultures du monde, di Mazoyer e Rudart e infine il Rapporto Lugano, di Susan George. Non ho governi che appoggino la mia candidatura, e nemmeno grosse fortune o compagnie transnazionali che paghino la mia campagna, per cui ho già vinto.
CS. Scusi, ma come sarebbe adire che ha già vinto?
JDM: Nel momento stesso in cui sono costretti a farti spazio per presentare la tua candidatura, che puoi far sentire le tue idee anche ai piani alti, che rompi l’omertà di un potere avvolto su se stesso, ecco, a quel punto non conta il risultato finale, che tanto sappiamo non cambierà il volto dell’organizzazione, ma conta aver mostrato che si poteva fare. Si ricorda quando anni fa la stessa FAO mostrò al mondo intero, ed ai governi del Nord in particolare, nonché alle grosse istituzioni finanziarie, che si poteva discutere di un tema scottante, la riforma agraria, parlandone addirittura con i movimenti sociali più di sinistra? Quella volta, credo sia stato nel 2006, gli assenti ebbero torto marcio, ma si vendicarono subito, chiudendo tutte le porte al dialogo che era aperto con i diseredati del mondo. Ecco, io sono il figlio di ICARRD (International Conference on Agrarian Reform and Rural Development).
CS. D’accordo, allora proviamo a sognare: quali sarebbero le sue parole d’ordine per questa campagna elettorale?
JDM: innanzitutto ricordiamoci che una campagna elettorale non si vince con mille proposte, sullo stile di quel governo italiano di centrosinistra che non finiva mai di promettere questo e quello, salvo poi ritrovarsi, una volta eletto, nell’incapacità di realizzare almeno una di quelle promesse. Per cui partiamo con pochi punti chiari, che servano ad illustrare dove vogliamo andare a parare.
Punto primo: Lotta alla fame nel mondo: la stessa FAO ci ha certificato che abbiamo passato il miliardo di affamati e questo in un periodo storico, prendiamo gli ultimi 20-25 anni, di dominazione assoluta del modello economico capitalista globalizzato. Se questi sono i risultati il nostro ragionamento parte dal DIRITTO DI CRITICARE IL MODELLO DI SVILUPPO ATTUALE, e perciò di poter pensare ANCHE ad altri modelli.
Detto questo, non dimentichiamo che da oltre 60 anni abbiamo la prova scientifica che la questione della lotta alla fame e la lotta contro la cattiva distribuzione delle terre va di pari passo, anzi, la seconda è la variabile indipendente, dalla quale dipende la prima. Questo vuol dire porre al centro del dibattito la questione delle terre e della loro migliore distribuzione, nonché del necessario riconoscimento dei diritti storici delle comunità contadine e delle popolazioni indigene.
CS. Ma si rende conto che questo vuol dire proporre una rivoluzione?
JDM: Leggetevi la dichiarazione finale dell’ ICARRD, sottoscritta da quasi cento paesi membri della FAO. Non lo dico mica io, lo hanno discusso e sono arrivati alla stessa conclusione e loro sono paesi membri. Quella dichiarazione finale non è mica stata fatta dalla Via Campesina. Comunque ricordiamoci che non vedere l’aumento di conflittualità legato alle terre non è un buon modo per spegnere l’incendio. Solo diventerà ancora più ingovernabile, per cui quello che io propongo è esattamente l’opposto di quello che lei dice: non rivoluzione, ma lavorare per abbassare la temperatura di troppi fuochi accesi in giro per il mondo. Che questo sia facile, non l’ho mai detto e non lo dirò mai, ma che non ci siano alternative, questo sì lo posso dire.
CS. D’accordo, allora questo è la premessa, il punto primo, e poi?
JDM: Esatto, questa è la premessa: una migliore distribuzione delle terre, un riconoscimento dei diritti delle comunità locali, delle popolazioni indigene, in realtà non è nemmeno una premessa completa. Se vogliamo dirla tutta, al centro di questa proposta, di questo punto primo, va messa la questione di Genere: se non capiamo che si parte prima dai diritti delle donne alla terra, e poi anche agli uomini, non andremo da nessuna parte. Basta usare la dimensione di genere come un contentino da mettere sulla torta; da lì si parte: migliore distribuzione delle terre e dei diritti partendo dalle donne. Anche questo sarà difficile e avrà molte resistenze. Ma andiamo a vedere chi assicura l’essenziale della produzione di autosufficienza alimentare nel sud del mondo: sono gli uomini o le donne? Non credo ci siano molti dubbi su questo. Le resistenze le avremo da molti governi, di destra come di sinistra, ma anche dai lider delle comunità locali, poco abituati a dinamiche democratiche all’interno delle comunità che loro comandano. Per cui, pragmaticamente, non lanceremo proclami di fare rivoluzioni, ma saremo fermi su questo: dialogo e apertura ma avendo chiaro che bisogna cambiare le strutture agrarie, e soprattutto i rapporti di genere al loro interno.
CS. E il secondo punto?
JDM: Il nocciolo duro è rappresentato dal mettere al centro della proposta quella che chiamiamo l’agricoltura di base familiare. Famiglia nucleare, famiglia estesa, tanti sono i modelli, per cui non restringiamo il dibattito all’idea della famiglia che ci facciamo nel nord del mondo. Si parte da lì perché la storia dello sviluppo agricolo ha dimostrato, nel corso di molti secoli e nei più svariati contesti geografici, che questa è la migliore organizzazione sociale e produttiva. Per la prima cosa che faremo sarà di dedicare un anno intero a questo tema, riprendendo una iniziativa proposta da una serie di organizzazioni di base negli ultimi anni. Agricoltura familiare, per chi l’ha studiata, vuol dire flessibilità organizzativa, attenzione alla qualità del prodotto, conoscenza del mercato, ma vuol dire anche una realtà molto semplice: attaccamento al territorio, a una cultura del fare legata alle realtà locali. Per cui dovremo incentivare il lavoro di assistenza tecnica ai governi interessati a promuovere questo tipo di agricoltura. Guardiamo il caso del Malawi di questi ultimi anni: con un attivismo da parte del governo, in favore di questo tipo di agricoltura, in pochi anni il paese è passato da situazioni di deficit cronico a una di esportatore. E questo contravvenendo tutti i consigli che le grandi organizzazioni e le grandi banche e donanti avevano dato (o ordinato) al governo. Situazione fragile, ancora non sostenibile, ma comunque conferma che qualcos’altro si può fare.
CS. Sbaglio o non ha ancora parlato di agricoltura biologica?
JDM: Esatto. Agricoltura familiare non vuol dire necessariamente agricoltura biologica e nemmeno agricoltura “conservacionista” o “zero tillage”; parlavo prima di modelli diversi e aggiungo adesso una dose di pragmatismo. Non tutti gli agricoltori familiari sono interessati a pratiche di questo tipo e nemmeno ad un’agricoltura biologica. Questo però non esclude una scelta di campo: la nostra sarà a favore di queste agricolture, rispettose dell’ambiente e tendenti a diventare più biologiche possibile. Il legame con le politiche nazionali nonché con gli accordi internazionali è ovvio: non possiamo sprecare delle parole d’ordine come “agricoltura biologica” se non abbiamo preparato il terreno per questa scelta. Per cui bisognerà spingere ai livelli superiori, cercare le alleanze necessarie, ma avendo chiaro qual è il nord ella bussola. Agricolture più biologiche avranno delle ricadute anche in termini di salute nonché di rivalorizzazione di territori e prodotti che la gente vorrà andare a conoscere e praticare. Saranno quindi possibili (e sottolineo possibili) motori di uno sviluppo territorialmente equilibrato.
CS. In questi anni si è parlato molto di territorialità, sia a livello di governi che di grandi spazi regionali, ma cosa intende con questo termine?
JDM: Come per molte altre parole nel corso degli anni la tendenza è stata quella di svuotarle del significato originario in modo che diventassero delle buzz words, parole vuote che tutti fingevano di capire: caso tipico, la “partecipazione”, oppure la “sostenibilità” giusto per citarne alcuni. Con la territorialità sta succedendo la stessa cosa. Le spiegherò cosa intendo io e come intendo applicarla, nel modello che ho in testa per questa organizzazione. I territori sono spazi aperti, immagini un mare, un oceano, dove tanti pesci, tanti pescatori, tanti turisti, tante barche passano una sopra l’altra, scontrandosi, litigando, mettendosi d’accordo sulle rotte oppure no e quindi scontrandosi. Ecco, in questi spazi, nel momento in cui lei, col suo costumino da bagno entra in acqua, non è fondamentale conoscere il limite del mare, ma è fondamentale saper nuotare ed avere una buona resistenza. Ecco, per me i territori sono questi spazi aperti, dove tanti attori, rurali come urbani, competono per risorse naturali, terre, foreste, acque, sempre più limitate. Dobbiamo quindi lavorare non tanto a delimitare i territori ma lavorare sulla creazione di regole condivise e formare gli attori al rispetto di queste regole, per cui possano negoziare invece di confliggere. Possiamo farlo da soli? Ovviamente no, tante altre agenzie dell’ONU lavora no su temi vicini per cui è una ragione di più per avvicinarci e lavorare assieme.
CS. Vuol dire forse andare oltre la tradizionale divisione rurale urbana?
JDM: Sì, definitivamente. Al giorno d’oggi ha sempre meno senso questo tipo di catalogazione. Serve per sostenere l’idea che la popolazione stia diventando sempre più “urbana” e quindi non ci sia più bisogno di preoccuparsi di questi “rurali”, che diventano residuali nel discorso dominante. Nel nostro discorso le priorità cambiano. Prenda l’esempio di una grande catena di supermercati, tipo la Carrefour: difficile pensare alla Carrefour come a un attore rurale, ma in realtà è lei che decide il destino di migliaia di contadini nel mondo intero, trasforma territori, decide cosa si produce e a che prezzo e tutto per vendere nelle zone urbane a prezzi sempre più bassi. Nella nostra ottica non diciamo che siamo contro Carrefour, ma diciamo che non possiamo ragionare come se nelle zone rurali dove lei interviene, dovessimo far finta di nulla. Un approccio territoriale, centrato sugli attori, vuol dire cercare spazi di dialogo e negoziazione fra gli uni e gli altri. Chiaro che i nostri punti fermi restano quelli detti precedentemente.
CS. Parliamo da molto, ma non l’ho sentita parlare di acqua.
JDM: Le dicevo prima che una campagna elettorale non può basarsi su mille temi e deve cercare di andare alle priorità, o almeno a quelle che il/la candidato/a pensa siano le priorità del momento. Quando partivo dalla centralità del riequilibrio delle strutture agrarie e dei diritti, parlavo di terra per parlare di risorse naturali. La parola terra si porta dietro acqua, foreste, per cui un approccio basato sui diritti, partendo da quelli che a quei diritti non hanno accesso, sarà il punto di partenza. Per capirci, prima di parlare di aspetti tecnici dell’acqua, si parlerà di diritti, con un approccio basato sul dialogo e negoziazione. Un approccio basato sui diritti vuol dire anche riconoscere il diritto alla libera impresa e il diritto al profitto, per capirci. Che poi questo debba applicarsi al caso dell’acqua, ovviamente è soggetto a discussione e, nel mio modo di vedere le cose, non dovrebbe essere il caso. Parlare d’acqua vuol dire parlare anche di pesca, e anche lì ritroviamo la grande domanda del posto che la pesca artigianale ha diritto di rivendicare rispetto alla pesca industriale, e ritorniamo quindi a parlare di diritti al pari di quanto si diceva prima per l’agricoltura. E un approccio basato sui diritti vale anche per le foreste: il modello non può essere quello dell’appropriazione privata da parte delle grandi imprese della maggior parte delle foreste. Sono beni comuni, da gestire dalla mano pubblica, e con un ruolo fondamentale che deve esser giocato dalle comunità che vivono e dipendono da queste foreste e dai prodotti, lignei e non, che da esse si possono trarre.
CS. Ma come pensa di poter mettere in atto questo programma? Non mi sembra che queste siano le priorità attuali dei paesi membri soprattutto quelli più importanti, e senza l’appoggio loro non si va da nessuna parte.
JDM: c’è del vero in quel che dice, e ovviamente in una intervista breve devo andare all’essenziale del programma. La questione è quella di capire chi deve decidere l’agenda di una organizzazione come la nostra. Abbiamo avuto due direttori generali, un libanese e un senegalese, che hanno cercato di porre la questione della sicurezza alimentare al centro del dibattito, cercando di non urtare troppo i paesi potenti dell’organizzazione. I risultati sono lì, davanti a tutti, col miliardo e passa di cui parlavo all’inizio. Non sono riusciti a determinare l’agenda dei lavori per cui l’influenza dell’ organizzazione è andata perdendosi nel corso degli anni. A questo si aggiunga un errore fondamentale commesso da ambedue, che è stato di non appoggiarsi realmente sul corpus tecnico della organizzazione. Non sui capi, direttori o capi dipartimento, che rappresentano la gestione ma non la memoria tecnica e chi ci mette la faccia tutti i giorni; parlo di quel migliaio di tecnici, professionisti seri, sempre più con contratti precari, la cui vincolazione con l’organizzazione diventa sempre più problematica. Quella è la nostra base e quelli sono gli alveoli polmonari che scambiano l’ aria fra polmoni e sangue: la nostra credibilità parte da loro. Farli sentire importanti, decisivi nella implementazione delle politiche dell’organizzazione è la chiave di volta della proposta. Se loro non prendono in mano queste proposte e non le portano avanti nelle migliaia di progetti che seguono ogni giorno, nelle decine di migliaia di contatti che hanno con i governi, le organizzazioni contadine e gli altri attori dello sviluppo, non c’è futuro per le mie proposte. Chi deve esserne parte costituente sono loro, per questa ragione esiste un margine di flessibilità nelle idee che ho proposte: non posso pensare di imporle con la forza perché altrimenti mi diranno di sì, in quanto direttore generale, ma poi continueranno a fare il loro lavoro quotidiano e non cambierà nulla. Bisogna quindi partire per una intensa campagna interna, parlare, ascoltare, e molto, ragionare assieme, anche perché ci saranno altre proposte e altre idee, magari contrarie. Fare la sintesi sarà compito del livello gestionale, non solo mio, ma deve esser fatta nel rispetto delle diversità, lasciando le porte aperte e pensando a meccanismi di retro alimentazione che funzionino. Bisogna rompere questa diarchia fra una FAO di sopra e una FAO di sotto. Ricreare fiducia, dialogo e credibilità sarà la misura della riuscita delle proposte precedenti. Se diamo l’esempio a casa nostra, allora sì potremo andare a bussare a casa degli altri.
CS. Tutto bello, ma e i soldi?
JDM: Da quando conosco questa organizzazione sento sempre e solo parlare di soldi che non ci sono. Allora diciamola tutta: meglio lottare per dei valori veri, quelli fondanti della nostra organizzazione e poi mettere gli altri con le spalle al muro e vedere se i soldi non arriveranno. Che ognuno si prenda le proprie responsabilità. Essere troppo teneri con chi detiene il potere vero in questi temi non serve molto. Bisognerà essere più duri, anche a costo di perdere la battaglia. Ma almeno l’avremo giocata, piuttosto che andare lentamente sul viale del tramonto. Dovremo lottare per portare l’ agricoltura fuori dall’organizzazione mondiale del commercio, e sicuramente ci faremo molti nemici, ma credo anche molti amici. Ricordatevi sempre che quando ci sono le idee, poi dei soldi si trovano. E comunque ridurre la questione della fame e povertà nel mondo a una questione di soldi, vuol dire riconoscere un potere centrale a quelle organizzazioni finanziarie che ci hanno portate alla crisi del 2008. Sono i governi che devono riprendersi in mano le responsabilità dei loro paesi. Ma non governi chiusi, che dettano legge, ma governi aperti al dialogo, che rispettino di più le opinioni altrui e quindi accettino di partire su approcci più centrati sul dialogo e negoziazione. Ma anche questo stava già scritto nella dichiarazione finale dell’ ICARRD, andate a leggerla e troverete tutto il programma delle cose da fare e soprattutto come farle.
CS: Restano ancora molti temi, ma per una questione di spazio e tempo dobbiamo chiudere qui. Vuol fare un’ultima considerazione?
JDM: Possiamo ricordare la logica che sottintende a questo programma: mentre il meccanismo che crea sottosviluppo ha padri ben conosciuti, se vogliamo venirne fuori bisogna partire da una costruzione congiunta, partendo dalle diversità locali, di produzione, di tecniche e di prodotti, rispettando di più l’essere umano che deve tornare al centro del processo. Questo vuol dire lavorare molto sullo spirito di squadra perché non si può pensare a un direttore generale come a una specie di dio. Vuol dire parlar chiaro ai membri di questa organizzazione, che non sono solo i governi, ma tutti i contadini e contadine del mondo per dir loro come questi cambiamenti dipendano da una volontà reale, che non possiamo garantire perché ogni governo va rispettato e dipenderà in primis da loro se si cambierà o no. Ma anche da meccanismi trasparenti di controllo in cui sia possibile associare anche altri attori, soprattutto quelli la cui parola ha sempre contato poco, le organizzazioni contadine e i movimenti sociali. Ma dipenderà anche da quella che chiamo la “moral suasion” che potremo esercitare nei confronti dei paesi membri, per spingere su quei principi che abbiamo illustrato prima. Cambiare la struttura agraria per cambiare, un po’, il potere e la sua ripartizione, e tutto questo per evitare non solo le future crisi alimentari ma per ridare un senso a questo stare assieme su questa unica Terra che abbiamo a disposizione.
lunedì 28 marzo 2011
L 14: La fortuna non esiste - Mario Calabresi

2009, Editore Mondadori (collana Strade blu. Non Fiction)
"Non importa quante volte cadi. Quello che conta è la velocità con cui ti rimetti in piedi." Come si esce da una crisi, come si supera una perdita, un insuccesso, un fallimento? C'è chi ha avuto la forza di rimettersi in piedi dopo che l'azienda in cui lavorava ha chiuso, chi ha rifiutato di arrendersi dopo che la recessione lo aveva costretto a vendere la casa in cui viveva e a partire per chissà dove, chi ha ritrovato la forza di andare avanti dopo che un lutto sembrava avergli tolto una ragione per vivere. Due anni in viaggio attraverso l'America, trentasei Stati, l'elezione presidenziale più emozionante che si ricordi e tante vite di gente comune. Ma al centro di tutto questo per Mario Calabresi c'è una sola domanda: che cosa accade nel cuore di chi cade e trova la forza di rialzarsi? Magari con fatica, con dolore, ma con tenacia incrollabile e soprattutto senza aspettare la fortuna? Qual è il segreto di una nazione e della sua gente, capace da sempre - ma oggi più che mai - di reinventarsi da zero, di darsi una seconda chance, di eleggere un presidente nero contro ogni previsione, di rimettersi in cammino anche dopo che la più grave recessione del dopoguerra ha travolto la vita di milioni di persone?
La recensione di IBS libri
"Prima si semina, poi si coltiva e solo alla fine si raccoglie". Potrebbe essere questo slogan, tratto dall'ultima campagna elettorale di Barack Obama, quella del Change promesso, il messaggio che Mario Calabresi vuole lanciare ai lettori di questo suo nuovo libro. Il neodirettore de La Stampa ha raccolto in queste pagine una serie di ritratti dell'America di oggi che vuole rialzarsi dalla crisi del 2008, racconti frutto del suo lavoro di inviato per la Repubblica al seguito del presidente degli Stati Uniti, dai quali emerge forte la capacità di chi impara a seminare idee, imprese o progetti nelle terre impossibili, la tenacia di tutti coloro che hanno fede nel fatto che prima o poi «il raccolto arriverà».
Un libro positivo sulla voglia di fare, di crescere, su quell'"ottimismo della volontà" di gramsciana memoria, che il nostro Paese sembra avere scordato, un libro che parla di quartieri rinati dal nulla, di un bambino poliomelitico e analfabeta a 13 anni che, per amore di una scatola di matite colorate, riesce a convincere un medico a farlo studiare e camminare. Calabresi parla dell'America, ma sembra rivolgersi al suo Paese. Narra esperienze vere, dignitose, che scuotono dall'inerzia, come quella dei 738 operai della General Motors che una volta licenziati dalla fabbrica di una vita, dove avevano lavorato anche i loro nonni, per il fallimento delle vendite degli enormi Suv da 57.000 dollari l'uno, si sono tutti iscritti al college insieme ai ragazzini per tornare a studiare. Col sussidio di disoccupazione si sono rimessi sui libri, hanno preso lezioni di informatica, frequentato corsi per diventare cuoco, poliziotto, massaggiatrice, infermiere, tecnico dei pannelli solari, radiologo, agricoltore biologico. Per queste persone, come recita il titolo del libro, non solo «la fortuna non esiste», ma «la differenza tra un disastro e un'avventura è solo la tua attitudine». Una bella iniezione di fiducia che arriva da persone che si sono rialzate e che avevano perso tutto, chi la casa, chi il lavoro, chi una o due gambe. Sono persone rinate a nuova vita, proprio come successe alla nonna dell'autore, Maria Tessa, che il 5 gennaio 1915, in una fredda casa di Torino, era stata data come nata morta per l'emorragia della madre. Fu invece, miracolosamente, salvata da un dottore che ebbe la voglia di scommettere sulla vita, il coraggio di assumersi il rischio di nutrirla, accudirla e crescerla quando gli altri l'avevano già data per morta.
Bellino, si legge in un attimo, alcune delle storie sono molto toccanti e ti danno coraggio per affrontare ogni giorno le tue rogne. Non va nella top ten ma ci si avvicina.
giovedì 24 marzo 2011
L.13: Morituri - Yasmina Khadra

Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :
De ma fenêtre, je peux voir la misère de la casbah, sa noirceur de rinçure et au bout, la Méditerranée. Il fut un temps où, de mon mirador de patriote zélé, il me semblait que la noblesse naissait de ces gourbis meurtris par la guerre et les déconvenues. C'était le temps où Alger avait la blancheur des colombes et des ingénuités. C'était le temps des slogans, du chauvinisme ; le temps où le Mensonge, mieux qu'un pépé mythique, savait nous conter fleurette.
Aujourd'hui, de sous les décombres des abus, la Nation retrousse ses robes sur des avortons terrifiants, et mon havre de fierté supplante en laideur la plus horrible des barbaries. Désormais, dans mon pays, il y a des gosses que l'on mitraille simplement parce qu'ils vont à l'école, et des filles que l'on décapite parce qu'il faut bien faire peur aux autres.
Désormais, dans mon pays, à quelques prières du Bon Dieu, il y a des jours qui se lèvent uniquement pour s'en aller, et des nuits qui ne sont noires que pour s'identifier à nos consciences...
Les dix premières lignes :
Saigné aux quatre veines, l'horizon accouche à la césarienne d'un jour qui, finalement, n'aura pas mérité sa peine. Je m'extirpe de mon plumard, complètement dévitalisé par un sommeil à l'affût du moindre friselis. Les temps sont durs : un malheur est si vite arrivé.
Mina ronfle à portée de mon déplaisir, épaisse comme une pâte rancissante, un bout de nichon négligemment déployé sur la bordure du drap. Elle est loin, l'époque où je me l'envoyais au détour du plus innocent des attouchements (...).
Edition originale : Baleine - Mars 1997
Dernière édition poche : Folio Policier - Octobre 1999
Sarebbe stata la scoperta dell'anno, se non fosse per la mia memoria corta. Comprato per caso l'ultima volta a Parigi, letto (anzi divorato) in un hotel a Al Fasher Khadra entra dritto dritto nella top ten dell'anno. Assolutamente consigliato. Vome dicevo prima, mi ero già scordato aver letto, alcuni anni fa, L'attentatrice, gran libro anche quello che se fosse nella lista 2011 andrebbe anche quello nella top ten.
Occhio: molti dei suoi libri sono usciti anche in italiano dalla E/O.
martedì 22 marzo 2011
Al Fasher 2:
Le case dove viviamo e lavoriamo. Parto da qui per descrivervi questo posto. Secondo quanto ho letto qui piove poco, 200 mm all'anno, un deserto, con ridotte riserve sotterranee per cui l'acqua è realmente un bene ultraprezioso. Il sole è forte come ve lo potete immaginare, e quindi bisogna coprirsi sia per questo sia per la sabbia.
Le case (i compounds) sono tutti con i tetti piatti, finestre piccole con una cucina centrale e le camere attorno. Credo si paghi 35 dollari a notte per una camera spaziosa con zanzariera e senza colazione al mattino.
Gli uffici, come il nostro, hanno il piano terra per uso ufficio e il piano superiore dove vivono i consulenti internazionali, 3-4 camere, un bagno e una cucina. Dato che alle 7 c'è il coprofuoco meglio non avere molta strada da fare tra casa e ufficio.
Il pranzo è stato come me lo ricordavo: su un gran vassoio ti portano del pane tipo la pita greca, un pentolino con della carne in salsa (molta salsa, un po' di carote e poca carne, giusto per avere l'odore), un paio di frittatine, un piattino di cipolla e anche un piattino di una specie di spaghetti. Acqua per accompagnare il tutto e poi caffè o tè. Si mangia con le mani per cui hai interesse a pulirti prima, e dopo.
Abbiamo fatto il nostro corso di gestione dei conflitti con un gruppo di una quindicina di rappresentanti, uomini e donne, dalle 3 località dove lavoriamo (Nord, Ovest e Sud) e di diversa componente etnica. Devo dire che e’ andata molto bene, chiaro parliamo sempre di gocce nel deserto ma almeno la sensazione che queste gocce ci siano serve a qualcosa. Di fatto cosa gli diciamo? Che non abbiamo soluzioni fatte, che possiamo aiutarli nella misura in cui loro hanno voglia di farlo, sempre e quando capiscano che il loro futuro ce l’hanno in mano. Aiutarli a capire che serve modestia, volonta’ di cercare le soluzioni, pazienza e una capacita’ di rendersi obiettivi che non e’ sempre facile. Li facciamo giocare con dei giochi di ruolo, perche’ provino a negozare, rispettando gli interessi e le visioni degli altri, non parliamo di diritti perche’ e’ parola proibita. Basta usarla in pubblico e sei su un aereo immediatamente.
Chiudiamo con la voglia di tornare a vederci nelle loro zone, a Melit, e che loro ci raccontino dei casi che saranno riusciti a risolvere nel frattempo. Fanno molto riferimento alla Conferenza realizzata in gennaio a El Sayah, noi abbiamo solo facilitato il percorso ma li sono venuti in tanti, da vari orizzonti e sono usciti da li’ con impegni concreti che sembra comincino a prendere forma. Piccole gocce crescono.
Eccomi sulla foto con uno dei Nazer (una specie di Re)del gruppo Zayadia di Melit
Al Fasher: 21 marzo - primo giorno di primavera
Ed eccoci arrivati nella capitale del Darfur. Fra un po' andrò a fare il security briefing e ne saprò un po' di più. Per il momento mi accontento di quanto mi hanno detto i colleghi d'ufficio di qua.
Prima cosa: niente foto. Rischi non solo di esser sbattuto fuori ma, peggio, di esser messo dentro. Secondo: alle 19.00 scatta il coprifuoco, tutti a casa, salvo quando fanno dei parties che però devono essere autorizzati dall'alto considerando che è necessaria una scorta armata per muoversi, in pulman.
La città è una garnison town, una fortezza militare, dove gran parte della popolazione, al di là degli IDPs (sfollati) è militare. In realtà la maggioranza è composta da sfollati che sono qui oramai da anni, in campi di fortuna, tende tirate su alla meglio ma non ancora baracche, che sarebbe il primo segno di installazione vera e propria. A psanne saranno un paio di milioni e il governo ha annunciato, l'anno scorso, l'intenzione di riportarne qua un altro milione e mezzo. Date le condizioni di (in)sicurezza fuori dalle città, difficile capire il senso dell'operazione. Politicamente vorrebbero far vedere che le cose cominciano a stabilizzarsi ma secondo i colleghi qui di stabilizzato c'è solo la precarietà. In centro città girano armati e tutti i giorni si sentono spari.
In tre anni sono state rubate qualcosa come trecento gipponi, mica bruscolini. Comparato con altre situazioni emergenziali mi dicono che qui il problema sia lo stress psicologico. In qualsiasi momento quelli della sicurezza nazionale possono decidere di te e della tua organizzazione: l'hanno già fatto con varie ong e anche con funzionari delle UN. Ti danno al massimo 24 ore e poi fuori. Tutto il personale gira con radio e una volta al giorno devono fare un check per vedere che tutto sia in ordine dato che in qualsiasi momentio possono dare l'ordine di rientrare immediatamente alla base per ragioni di sicurezza.
La violenza c'è, ci sono posti dove ancora adesso le UN non possono andare malgrado ci siano campi di rifugiati e il dialogo col governo non è cosa semplice. La ricostruzione di un minimo di tessuto sociale e di convivenza fra amministrazione consuetudinaria e instituzioni statali prenderà ancora molti anni, se mai riusciranno a farcela. La question di fondo è capire la volontà che ci mettano le parti ed è ovvio che chi ha più potere ha più responsabilità e quindi deve fare il primo passo, nel buon senso ovviamente.
Più passa il tempo e più sarà difficile immaginare che gi sfollati abbiano voglia un giorno di tornare in campagna. Questa è una lezione che abbiamo imparato oramai: il cammino è quasi sempre a senso unico, quando esci dalla campagna per andare verso le città, anche se in campi di rifugiati, difficilmente torni indietro dopo, cerchi di sopravvivere in qualche modo, legale o illegale. La campagna, il mondo rurale dappertutto è stato talmente bistrattato che oramai viene sempre più associato a valori negativi, da cui fuggire: in città ci sono le luci, l' acqua, le scuole, i mercati e magari anche un lavoro. Magari poi queste cose le vedi da fuori, ma il sogno che siano lì a portata di mano mentre quando sei in campagna non hai nemmeno il sogno di queste cose, fa sì che le nuove generazioni, particolarmente se hanno già passato 4-5 anni nei campi, non avranno voglia di tornare indietro.
Quindi questo può significare meno pressione sulle terre e, in teoria, una possibilità di risolvere parte dei problemi con i pastori (arabi). Ma in realtà queste due economie, quella contadina e quella nomade erano funzionali una all'altra e distruggendone una l'altra soffrirà ugualmente.
Istituzioni deboli, un quadro giuridico complesso e una sovrapposizione di leggi federali e statali alle quali si sommano le regole consuetudinarie, fanno sì che ci troviamo di fronte al più grande casse-tete (rompicapo) per quanto riguarda la questione risorse naturali e processo di pace.
In teoria cosa si dovrebbe fare è chiaro (almeno a noi): una volontà reale del governo di voler rispettare i diritti storici anche se questo può significare andare contro le aspettative di quei gruppi arabi nomadi che hanno aiutato il governo contro l'insurgenza locale nell'aspettativa di prendersi le loro terre una volta cacciate via le popolazioni locali. Questo è il passo centrale. Senza questa volontà chiara e affermata non si va da nessuna parte. Poi si comincia a lavorare dall'altra parte, con le comunità che non hanno più fideucia nello Stato, per cercar pian piano a mettere assieme delle attività concrete che possano migliorare la loro vita e nello stesso tempo cominciare un lento processo di riconciliazione con le istituzioni, cominciando con quelle tecniche, ministero dell' agricoltura, allevamento, con cui si può stabilire un dialogo tecnico.
Con qualcuno che faciliti questi processi, sia a livello macro che a livello locale, pian piano si potrebbero trovare delle strade per lavorare assieme. Bisognerà fare i conti con variabili più strutturali, quali l'aumento della popolazione, molto evidente anche al di là degli sfollati, in un contesto geografico difficile con risorse limitate e dove il cambiamento climatico comincia a dare segni concreti, con maggiori siccità. Più gente, meno terra e meno acqua, insomma un quadro difficile, ma se riusciamo a mettere radici qui proveremo a far qualcosa in questa direzione.
La foto e' presa sulla scalainterna dell'ufficio FAO, emblematica del persorso che dovremo fare.
sabato 19 marzo 2011
Free, Prior and Informed Consent in REDD+
taken from: http://www.redd-monitor.org/2011/03/17/free-prior-and-informed-consent-in-redd/
By Chris Lang, 17th March 2011
A new report published by The Center for People and Forests (RECOFTC) and the German Agency for International Cooperation (GIZ) looks at free, prior and informed consent in REDD+. The report is, according to the Introduction, “targeted at people concerned with the design and implementation of REDD+ projects or programs.”
RECOFTC and GIZ’s report can be downloaded here: “Free, Prior, and Informed Consent in REDD+: Principles and Approaches for Policy and Project Development” (1.4 MB).[*]
In 2005, the United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues endorsed a summary of FPIC:
Elements of Free, Prior, and Informed Consent
Free should imply no coercion, intimidation or manipulation;
Prior should imply consent has been sought sufficiently in advance of any authorization or commencement of activities and respect of time requirements of indigenous consultation/consensus processes;
Informed – should imply that information is provided that covers (at least) the following aspects:
a. The nature, size, pace, reversibility and scope of any proposed project or activity;
b. The reason/s or purpose of the project and/or activity;
c. The duration of the above;
d. The locality of areas that will be affected;
e. A preliminary assessment of the likely economic, social, cultural and environmental impact, including potential risks and fair and equitable benefit sharing in a context that respects the precautionary principle;
f. Personnel likely to be involved in the execution of the proposed project (including indigenous peoples, private sector staff, research institutions, government employees, and others); and
g. Procedures that the project may entail.
Consent
Consultation and participation are crucial components of a consent process. Consultation should be undertaken in good faith. The parties should establish a dialogue allowing them to find appropriate solutions in an atmosphere of mutual respect in good faith, and full and equitable participation. Consultation requires time and an effective system for communicating among interest holders. Indigenous peoples should be able to participate through their own freely chosen representatives and customary or other institutions. The inclusion of a gender perspective and the participation of indigenous women are essential, as well as participation of children and youth as appropriate. This process may include the option of withholding consent. Consent to any agreement should be interpreted as indigenous peoples having reasonably understood it.
The GIZ and RECOFTC report consists of three sections:
REDD+ and the importance of Free, Prior, and Informed Consent (FPIC):
A reference section that summarises key information and describes a process that respects FPIC; and
A guidelines section including 12 aspects of a generic process to respect the rights of indigenous peoples and local communities to FPIC.
The report provides a very good overview of why FPIC is important for REDD. It also notes some of the potential and actual problems for indigenous peoples. For example, if indigenous peoples are to benefit from payments through REDD, that will involve changes to the way that indigenous peoples and local communities manage their forests (otherwise there will be no difference from business as usual, or the “baseline for current greenhouse gas emissions from degradation/deforestation,” as it is described in the report):
These changes may affect traditional practices such as swidden farming; controlled burning to aid hunting and grazing; and the use of timber and other forest products for subsistence or sale. REDD+ policy developments, pilot projects, and demonstration areas may therefore have significant direct impacts on hundreds of millions of forest-dependent people in the Asia-Pacific region. It has the potential to affect not just their livelihoods, welfare, and income, but also their social order, identity, and culture. It is thus vital that the needs, rights, and interests of these peoples are recognized and addressed in the design and implementation of REDD+ projects.
The report notes that governments are also interested in benefiting from REDD, raising crucial questions about whose forest it is (and who owns the carbon stored in the forest – which may not be the same as who owns the forest):
As governments attempt to take advantage of the potential financial value of standing forest through REDD+, it is not clear how they will act. Will they attempt to resolve these disputes by recognizing the rights of indigenous peoples and local communities, as required by international instruments and law? Or will they try to assert state control over the land and the carbon stored on and in it? In the latter case, loss of access to forests and a denial of the right to a share of REDD+ benefits could have dire, long-term effects on the welfare and resilience of these communities.
The report lists the potential serious risks for indigenous peoples and local communities associated with REDD projects and policies:
Violations of customary land rights and harsh enforcement measures. This can lead to loss of access to forests for subsistence and income generation needs, land use conflicts, and physical displacement from forests.
Marginalization by new land-use zoning exercises. Governments might undertake such exercises to capitalize on forest carbon revenues for the state, stalling or reversing the recent trends of decentralizing forest ownership and management responsibilities to communities.
Decoupling forest carbon rights from forest management or ownership rights, thereby blocking communities’ legal right to financially benefit from new forest carbon projects.
Inability to participate in Payment for Ecosystem Services (PES) schemes, including REDD+, due to a lack of property rights (to forests or forest carbon), information, and high implementation and transaction costs.
Exploitative carbon contracts. These could lead communities to unknowingly accept terms that sign away land use rights, assume liability for forest loss, or accept payments that undervalue the opportunity costs of foregone land use.
Capture by elites (from within or outside the community) of intended REDD+ benefits due to inadequate forest governance systems.
Decreased production of food locally, creating food security risks and deepening poverty.
FPIC, the report hopes, can help address or avoid at least some of these issues. “Part of the motivation for ensuring FPIC is respected as a requirement for REDD+ mechanisms is to give rights holders the power to veto REDD+ activities or policies on the basis of ‘unreasonable claims.’”
Respecting the right to FPIC cannot be reduced to a process with boxes that can be ‘ticked’ as they are completed. The right of indigenous peoples to give or withhold their consent to developments that affect their territory is part of their collective right to self determination, which includes the right to determine what type of process of consultation and decision making is appropriate for them. Hence, one of the first stages of respecting the right to FPIC is agreement with the relevant community on the process itself. As indigenous peoples and local communities vary greatly in their histories, institutions, and approaches to resource management, the processes that they agree to undertake will be varied.
FPIC is a right. It is not a linear process that ends with the signing of an agreement by the community. By recognizing the right of indigenous peoples and local communities to be treated as the owners and managers of their customary territory, FPIC guarantees them a decisive voice at every stage of development planning and implementation for projects that affect them. FPIC needs to be understood as a right that requires the project developer to undertake an ongoing process of communication, with consent sought at key stages in the process.
By Chris Lang, 17th March 2011
A new report published by The Center for People and Forests (RECOFTC) and the German Agency for International Cooperation (GIZ) looks at free, prior and informed consent in REDD+. The report is, according to the Introduction, “targeted at people concerned with the design and implementation of REDD+ projects or programs.”
RECOFTC and GIZ’s report can be downloaded here: “Free, Prior, and Informed Consent in REDD+: Principles and Approaches for Policy and Project Development” (1.4 MB).[*]
In 2005, the United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues endorsed a summary of FPIC:
Elements of Free, Prior, and Informed Consent
Free should imply no coercion, intimidation or manipulation;
Prior should imply consent has been sought sufficiently in advance of any authorization or commencement of activities and respect of time requirements of indigenous consultation/consensus processes;
Informed – should imply that information is provided that covers (at least) the following aspects:
a. The nature, size, pace, reversibility and scope of any proposed project or activity;
b. The reason/s or purpose of the project and/or activity;
c. The duration of the above;
d. The locality of areas that will be affected;
e. A preliminary assessment of the likely economic, social, cultural and environmental impact, including potential risks and fair and equitable benefit sharing in a context that respects the precautionary principle;
f. Personnel likely to be involved in the execution of the proposed project (including indigenous peoples, private sector staff, research institutions, government employees, and others); and
g. Procedures that the project may entail.
Consent
Consultation and participation are crucial components of a consent process. Consultation should be undertaken in good faith. The parties should establish a dialogue allowing them to find appropriate solutions in an atmosphere of mutual respect in good faith, and full and equitable participation. Consultation requires time and an effective system for communicating among interest holders. Indigenous peoples should be able to participate through their own freely chosen representatives and customary or other institutions. The inclusion of a gender perspective and the participation of indigenous women are essential, as well as participation of children and youth as appropriate. This process may include the option of withholding consent. Consent to any agreement should be interpreted as indigenous peoples having reasonably understood it.
The GIZ and RECOFTC report consists of three sections:
REDD+ and the importance of Free, Prior, and Informed Consent (FPIC):
A reference section that summarises key information and describes a process that respects FPIC; and
A guidelines section including 12 aspects of a generic process to respect the rights of indigenous peoples and local communities to FPIC.
The report provides a very good overview of why FPIC is important for REDD. It also notes some of the potential and actual problems for indigenous peoples. For example, if indigenous peoples are to benefit from payments through REDD, that will involve changes to the way that indigenous peoples and local communities manage their forests (otherwise there will be no difference from business as usual, or the “baseline for current greenhouse gas emissions from degradation/deforestation,” as it is described in the report):
These changes may affect traditional practices such as swidden farming; controlled burning to aid hunting and grazing; and the use of timber and other forest products for subsistence or sale. REDD+ policy developments, pilot projects, and demonstration areas may therefore have significant direct impacts on hundreds of millions of forest-dependent people in the Asia-Pacific region. It has the potential to affect not just their livelihoods, welfare, and income, but also their social order, identity, and culture. It is thus vital that the needs, rights, and interests of these peoples are recognized and addressed in the design and implementation of REDD+ projects.
The report notes that governments are also interested in benefiting from REDD, raising crucial questions about whose forest it is (and who owns the carbon stored in the forest – which may not be the same as who owns the forest):
As governments attempt to take advantage of the potential financial value of standing forest through REDD+, it is not clear how they will act. Will they attempt to resolve these disputes by recognizing the rights of indigenous peoples and local communities, as required by international instruments and law? Or will they try to assert state control over the land and the carbon stored on and in it? In the latter case, loss of access to forests and a denial of the right to a share of REDD+ benefits could have dire, long-term effects on the welfare and resilience of these communities.
The report lists the potential serious risks for indigenous peoples and local communities associated with REDD projects and policies:
Violations of customary land rights and harsh enforcement measures. This can lead to loss of access to forests for subsistence and income generation needs, land use conflicts, and physical displacement from forests.
Marginalization by new land-use zoning exercises. Governments might undertake such exercises to capitalize on forest carbon revenues for the state, stalling or reversing the recent trends of decentralizing forest ownership and management responsibilities to communities.
Decoupling forest carbon rights from forest management or ownership rights, thereby blocking communities’ legal right to financially benefit from new forest carbon projects.
Inability to participate in Payment for Ecosystem Services (PES) schemes, including REDD+, due to a lack of property rights (to forests or forest carbon), information, and high implementation and transaction costs.
Exploitative carbon contracts. These could lead communities to unknowingly accept terms that sign away land use rights, assume liability for forest loss, or accept payments that undervalue the opportunity costs of foregone land use.
Capture by elites (from within or outside the community) of intended REDD+ benefits due to inadequate forest governance systems.
Decreased production of food locally, creating food security risks and deepening poverty.
FPIC, the report hopes, can help address or avoid at least some of these issues. “Part of the motivation for ensuring FPIC is respected as a requirement for REDD+ mechanisms is to give rights holders the power to veto REDD+ activities or policies on the basis of ‘unreasonable claims.’”
Respecting the right to FPIC cannot be reduced to a process with boxes that can be ‘ticked’ as they are completed. The right of indigenous peoples to give or withhold their consent to developments that affect their territory is part of their collective right to self determination, which includes the right to determine what type of process of consultation and decision making is appropriate for them. Hence, one of the first stages of respecting the right to FPIC is agreement with the relevant community on the process itself. As indigenous peoples and local communities vary greatly in their histories, institutions, and approaches to resource management, the processes that they agree to undertake will be varied.
FPIC is a right. It is not a linear process that ends with the signing of an agreement by the community. By recognizing the right of indigenous peoples and local communities to be treated as the owners and managers of their customary territory, FPIC guarantees them a decisive voice at every stage of development planning and implementation for projects that affect them. FPIC needs to be understood as a right that requires the project developer to undertake an ongoing process of communication, with consent sought at key stages in the process.
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