Folio Gallimard 2006
"En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce
n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme
discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes
anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je
n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien
ma vie comme ça. Je ne regrette rien: j'ai fait mon travail, voilà tout;
quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi,
elles ne concernent que moi ; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans
doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je
vacillais, le monde entier basculait, je ne fus pas le seul à perdre la
tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je
suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la
vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la
recherche de la vérité. Le reste est facultatif."
Je copie ici le commentaire d'une lectrice de Babelio, Gwen 21, posté en 2012 que je partage complètement.
Ecrire la critique des "Bienveillantes", voilà une tâche malaisée. Déjà,
impossible de le faire à chaud, il m'a fallu attendre quelques heures
afin de laisser retomber la pression.
L'oeuvre est monumentale, 1390
pages pour la collection Folio que j'ai attaquée (le terme est bien
choisi) en mars pour l'achever en juillet, soit 4 mois 1/2 ! Certes,
j'ai peu de temps pour lire et j'ai même mis le livre entre parenthèses
une semaine pour lire une oeuvre plus "légère" (ceux qui l'ont lu
comprendront la double signification de cet adjectif). C'était ma
deuxième tentative, j'avais déjà essayé de le lire en 2008 mais un
déménagement avait interrompu ma lecture, jamais reprise. Et puis, le
bouquin était sur ma bibliothèque et de par son épaisseur tranchait dans
le linéaire, semblant me narguer, me mettre au défi de... relever le
défi ! Car lire "les Bienveillantes" relève quasi du défi !
Je
mentirais si j'affirmais ne pas avoir été tentée à plusieurs reprises
de balancer cette brique à travers la pièce. Il faut comprendre (et vous
ne le comprenez vraiment qu'à partir du tiers de l'oeuvre) que deux
histoires s'acheminent de concert vers le dénouement : L Histoire (celle
de la Seconde Guerre Mondiale vue du côté des bourreaux) et l'histoire
du Dr Maximilien Aue, juriste enrôlé dans la SS, un homme au parcours
personnel complexe qui pour moi a clairement des allures de névrosé
psychopathe. Ses rapports à sa famille, à son enfance, à son entourage, à
ses partenaires sexuels... aucun ne me semble équilibré hormis son
rapport à son travail. Très professionnel, rigoureux jusqu'à
l'intransigeance, maniaque quoi, le genre de type qui bosse un peu
comme... moi ! Fort heureusement, le seul point commun entre mon travail
et le sien est de trouver des solutions à des problèmes de
fonctionnement interne pour accroître la productivité et fort
heureusement pour moi, la productivité qui me concerne n'a rien en
commun avec l'extermination d'une "race" humaine.
Pour être tout à
fait honnête, celle de ces deux histoires qui m'a le plus intéressée
n'est pas celle avec un petit "h" mais l'autre, la Grande, même s'il
m'est pénible de donner ce qualificatif à cette sombre période.
Pourtant, elle n'est pas si ancienne qu'elle soit déjà entrée dans
l'ombre, et trop traumatisante pour pouvoir être oubliée. Elle ne doit
pas être oubliée.
Mais je m'égare, revenons à l'oeuvre.
L'oeuvre est colossale. Rien qu'en termes de recherches, l'auteur mérite
qu'on lui tire notre chapeau. le style ensuite que j'ai trouvé parfois
pesant mais le plus souvent vif, tranchant, chirurgical, une écriture au
scalpel qui donne un rythme effréné salutaire car n'oublions pas qu'il y
a quand même près de 1400 pages donc mieux vaut un style affirmé qui
donne envie de tourner les pages !
Les points faibles de ce livre
sont, je l'avoue, tous pragmatiques : lourd (à déconseiller aux poignets
graciles et je ne recommande pas la lecture en position allongée),
écrit sur un papier tellement fin que vous avez l'impression de tenir
dans les mains votre stock d'OCB pour 10 ans, souvent impénétrable pour
qui, comme moi, n'a jamais étudié l'allemand (oui, je me suis vite
lassée d'avoir à me référer tous les deux paragraphes au glossaire en
fin de pavé pour comprendre les différentes abréviations (inévitables
quand il s'agit de nommer les services administratifs allemands!) et la
correspondance des grades entre la SS, les fonctionnaires et l'armée).
Sinon,
passés ces désagréments qui bien que réels ne doivent pas décourager le
lecteur, le fond ne peut laisser indifférent. J'ai été emportée, et
bien souvent malgré moi, dans une fascination glauque pour la narration
du Dr Aue, aimantée par les descriptions d'atrocités qui couvrent des
dizaines et des dizaines de pages, voulant à toute force comprendre,
percer le mystère, aller au fond de cette mentalité, comprendre comment,
par conviction politico-économique, par médiocrité, par pauvreté
matérielle et intellectuelle, par endoctrinement, par vice ou par
idéalisme, des millions d'hommes et de femmes en étaient arrivés là :
croire qu'en exterminant les "ennemis du peuple", en "rayant de la
carte" les "improductifs" et les Juifs, ils bâtiraient un monde
meilleur, idéal, idyllique, base d'un système politique garant de la
prospérité d'un peuple entier.
En refermant "les Bienveillantes"
(et j'ai été particulièrement heureuse, en lisant la scène finale,
d'être allée jusqu'au bout!), j'ai ressenti un trouble, une chute dans
le néant, un malaise et, l'espace de quelques instants, l'impression
d'avoir touché du doigt une vérité (l'une de celles qui composent L Histoire)
que je n'ai ressenti pour aucune oeuvre auparavant. le dénouement tant
attendu de ces deux histoires parallèles qui m'ont accompagnée dans ma
lecture pendant presque 5 mois a été comme un éblouissement de toute
l'oeuvre.
A lire dans son existence.
La prima volta l'ho letto 7 annifa, e mi aveva preso come una colla di quelle di adesso, che non te ne stacchi più. Mi era piaciuto molto, anche se anch'io ero più preso dalla storia con la H maiuscola che quella particolare e complessata del Dr. Aue e dell'amore per sua sorella.
A distanza di anni ho voluto chiudere le letture del 2015 riprendendo in mano lo stesso malloppo, che nel frattempo avevo prestato a qualcuno e ovviamente ho dovuto ricomprarlo. Le stesse sensazioni ed emozioni di prima. In un mese di tempo, rpofittando dei viaggi andata e ritorno in treno, e poi del tempo libero nel week-end, l'ho letto senza interruzioni. Concordo con Gwen, un libro da leggere nella propria vita. Ovviamente sarà nella Top dell'anno.
Visualizzazione post con etichetta Top 2015. Mostra tutti i post
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venerdì 11 dicembre 2015
domenica 8 novembre 2015
2015 L47: Sempre caro - Marcello Fois
Nuoro, fine Ottocento. Bustianu Satta, al secolo Sebastiano Satta (1867-1914), un giovane avvocato e poeta, accetta di difendere Zenobi Sanna, un pastore accusato di furto di bestiame. Il giovane, inspiegabilmente, non solo si è dato alla latitanza ma pare voglia distruggere le possibili prove a suo favore complicando la vicenda che inizialmente appare di facile soluzione. In una narrazione a tre voci, "con una sapiente, calcolatissima commistione tra lingua e dialetto", come scrive Andrea Camilleri nella sua Prefazione, Fois immerge il lettore in una oscura e delittuosa storia che costringerà l'avvocato, tra reticenze, patrimoni contesi, lettere e fotografie misteriose, a improvvisarsi investigatore per risolvere il caso. "Dice che l'avevano visto pensieroso, come sempre quando aveva una causa difficile. Che tutto si poteva dire di lui, ma non che non prendesse sul serio il suo lavoro".
Bello, nella sua semplicità. Probabile candidato alla Top
Bello, nella sua semplicità. Probabile candidato alla Top
mercoledì 21 ottobre 2015
2015 L45: Patagonia Tchou-tchou - Raul Argemi
Rivages/Noir 2010
Deux hommes embarquent à bord de "La Trochita", un train antédiluvien qui parcourt la Patagonie argentine à petite allure. Haroldo, un ancien marin qui se prétend le descendant de Butch Cassidy, a entraîné son ami d'enfance Genaro, ex-conducteur de métro, dans une aventure risquée : les deux compagnons projettent de prendre en otages les passagers du train pour libérer "Beto", le frère d'Haroldo, prisonnier en transit. En outre, ils comptent bien profiter de l'occasion pour mettre la main sur les sacs de billets qui se trouvent dans l'un des wagons.
Cependant, rien ne se passe comme prévu. Il n'y a pas grand monde dans le train - une femme enceinte et son mari, des touristes - et la prise d'otages tourne court : le conducteur de la locomotive y voit même une diversion ! S'ensuit alors une série d'événements qui va faire de ce voyage une odyssée surréaliste...
Raul Argemi enbarque son lecteur dans un voyage romanesque long de quatre cents kilomètres et réussit le tour de force de combiner le roman d'aventures, le roman noir et la fable. On retrouve tous les ingrédients caractéristiques de son univers : humour, rebondissements, folie et violence, ce qui n'exclut pas la satire sociale et politique.
Una scoperta molto interessante. Sarà senza dubbio nella Top
giovedì 1 ottobre 2015
2015 L43: L'été du commissaire Ricciardi - Maurizio DE GIOVANNI
Editions Rivages - 2014
En ce mois d’août 1931 à Naples, les fêtes populaires où se côtoient danses endiablées et dévotions à la Vierge battent leur plein. Mais il n’y a pas de trêve estivale pour le crime.
Pour le commissaire Ricciardi et son adjoint le brigadier Maione non plus. Ils travaillent même le dimanche, et on ne tarde pas à les prévenir que la duchesse de Camparino a été découverte sans vie dans sa somptueuse demeure. Une balle tirée à travers un coussin a suffi à la tuer. Si, pour le médecin légiste et la police, l’acte criminel ne fait aucun doute, il est en revanche plus difficile d’isoler un suspect. Le commissaire Ricciardi possède le don peu commun de voir, comme en un flash, les derniers instants des morts. Et ce qu’il perçoit le laisse perplexe : la duchesse parle d’un anneau qu’on lui aurait volé…
scoperto un ottimo scrittore italiano via i canali francesi.. le vie del signore sono proprio infinite.. bel libro, consigliato, candidato alla Top
lunedì 24 agosto 2015
2015 L37: Un doux parfum de mort - Guillermo Arriaga
Libretto, 2015
Dans un petit village du Mexique profond : un meurtre, un cadavre de jeune fille, un assassin trop malin pour se faire pincer, un autre « assassin » (innocent, lui) que chacun voudrait bien voir à la place du vrai… et un brave garçon timide avec les filles que chacun pousse à jouer les vengeurs de la société outragée.
Divorato in un week-end. Candidato alla Top. Ve lo consiglio ... molto tipico latinoamericano...
Dans un petit village du Mexique profond : un meurtre, un cadavre de jeune fille, un assassin trop malin pour se faire pincer, un autre « assassin » (innocent, lui) que chacun voudrait bien voir à la place du vrai… et un brave garçon timide avec les filles que chacun pousse à jouer les vengeurs de la société outragée.
Divorato in un week-end. Candidato alla Top. Ve lo consiglio ... molto tipico latinoamericano...
giovedì 2 luglio 2015
2015 L29: Respiro corto - Massimo Carlotto
Einaudi Stile Libero 2012
Un mafioso russo, un criminale paraguayano, il rampollo di un'aristocratica e agiata famiglia parsi e un truffatore americano sono costretti ad abbandonare i loro paesi. I loro destini si incroceranno a Marsiglia. Bernadette Bourdet, chiamata ironicamente B. B. per la sua scarsa avvenenza, è un commissario della narcotici che ascolta solo Johnny Hallyday e comanda una squadra di agenti reietti, cacciati da tutti i commissariati. Agisce al di fuori della legge ma i capi la lasciano fare perché i suoi metodi funzionano. Il suo sogno è fare pulizia dei politici e degli amministratori corrotti, ma non le è permesso oltrepassare i confini dei bassifondi. B. B. condivide una strana amicizia con un anziano boss della mala corsa. Entrambi pensano che la Marsiglia di un tempo fosse migliore e tentano di arginare un destino ineluttabile.
Bello, il Carlotto futuribile che accellera a 200 all'ora... forse troppo veloce... si perdono i contorni, il paesaggio sparisce, omicidi, violenze di tutto a una velocità che arrivi in fondo e ti chiedi: ma mi é piaciuto?
Un mafioso russo, un criminale paraguayano, il rampollo di un'aristocratica e agiata famiglia parsi e un truffatore americano sono costretti ad abbandonare i loro paesi. I loro destini si incroceranno a Marsiglia. Bernadette Bourdet, chiamata ironicamente B. B. per la sua scarsa avvenenza, è un commissario della narcotici che ascolta solo Johnny Hallyday e comanda una squadra di agenti reietti, cacciati da tutti i commissariati. Agisce al di fuori della legge ma i capi la lasciano fare perché i suoi metodi funzionano. Il suo sogno è fare pulizia dei politici e degli amministratori corrotti, ma non le è permesso oltrepassare i confini dei bassifondi. B. B. condivide una strana amicizia con un anziano boss della mala corsa. Entrambi pensano che la Marsiglia di un tempo fosse migliore e tentano di arginare un destino ineluttabile.
Bello, il Carlotto futuribile che accellera a 200 all'ora... forse troppo veloce... si perdono i contorni, il paesaggio sparisce, omicidi, violenze di tutto a una velocità che arrivi in fondo e ti chiedi: ma mi é piaciuto?
lunedì 29 giugno 2015
2015 L28: Le collier rouge - Jean-Christophe Rufin
Gallimard, Folio 2014
Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.
Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...
Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité.
Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat?
Probabilmente libro dell'anno!!!!
Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.
Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...
Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité.
Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat?
Probabilmente libro dell'anno!!!!
sabato 25 aprile 2015
2015 L19: La Oculta - Hector Abad Faciolince
La Oculta, una finca que existe en la vida
real, en el suroeste de Antioquia, es el escenario de la novela que
lleva el mismo nombre, escrita por Héctor Abad Faciolince (Medellín,
1958).
El autor, que también es traductor y
periodista, se vale de su paisaje, su lago y la nostalgia que le inspira
para remontarse a las épocas de la colonización antioqueña y hablar del
pasado judío de muchas familias que encontraron en esas montañas su
tierra prometida.http://www.eltiempo.com/entretenimiento/musica-y-libros/la-oculta-ultima-novela-de-hector-abad-faciolince/15050235
interesante entrevista del autor
Ottimo libro, sarà nella Top
giovedì 9 aprile 2015
2015 L18: Temps glaciaires - Fred Vargas
Flammarion 2015
Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur la table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. – le femme du 33 bis? demanda t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin? D’après les rapports internes il s’agit d’un suicide avéré.
Tu as des doutes? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur, grand fumeur, grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à 100 ans. – Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait les tiques?
Anni d'attesa e finalmente Adamsberg è tornato. Bel libro, come al solito ti fa viaggiare.. storia incredibilmente contorta anche se, mi permetto, non risulta del tutto chiaro il perchè si sia scatenato il tutto. Il caso ha voluto così? Non so, ma mi è rimasto come un amaro in bocca.
Top dell'anno.
Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur la table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. – le femme du 33 bis? demanda t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin? D’après les rapports internes il s’agit d’un suicide avéré.
Tu as des doutes? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur, grand fumeur, grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à 100 ans. – Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait les tiques?
Anni d'attesa e finalmente Adamsberg è tornato. Bel libro, come al solito ti fa viaggiare.. storia incredibilmente contorta anche se, mi permetto, non risulta del tutto chiaro il perchè si sia scatenato il tutto. Il caso ha voluto così? Non so, ma mi è rimasto come un amaro in bocca.
Top dell'anno.
domenica 29 marzo 2015
2015 L17: La primavera dei maimorti - Colaprico, Valpreda
Il Saggiatore 2012
Aprile 1969. In una Milano percorsa dalle agitazioni studentesche e dalle prime avvisaglie dell'autunno caldo viene ritrovato il corpo senza vita di un anziano cittadino svizzero. Le prime indagini rivelano che voleva pubblicare un libro di memorie e teneva la foto di una recinzione oltre i monti del lago Maggiore tra Italia e Svizzera, una rete alta e difesa da uomini armati: prima di incontrare l'editore qualcuno l'ha accoltellato. Tre uomini vengono fermati dai carabinieri e chiusi a San Vittore, poco prima che nel carcere scoppi una violenta rivolta.
Bello, mi è proprio piaciuto. Sarà nella top dell'anno.
Aprile 1969. In una Milano percorsa dalle agitazioni studentesche e dalle prime avvisaglie dell'autunno caldo viene ritrovato il corpo senza vita di un anziano cittadino svizzero. Le prime indagini rivelano che voleva pubblicare un libro di memorie e teneva la foto di una recinzione oltre i monti del lago Maggiore tra Italia e Svizzera, una rete alta e difesa da uomini armati: prima di incontrare l'editore qualcuno l'ha accoltellato. Tre uomini vengono fermati dai carabinieri e chiusi a San Vittore, poco prima che nel carcere scoppi una violenta rivolta.
Bello, mi è proprio piaciuto. Sarà nella top dell'anno.
venerdì 27 marzo 2015
2015 L16: Bien connu des services de police - Dominique Manotti
Gallimard 2010
Le commissariat de Panteuil, banlieue nord de Paris, future incarnation de la "nouvelle politique de sécurité" du ministre de l’Intérieur? C’est en tout cas ce que souhaite sa commissaire en cette année 2005. Ce haut fonctionnaire policier ne manque pas d’ambitions: sa politique de maintien de l’ordre dans les quartiers, radicale, théorisée, doit servir les objectifs du ministre et, en passant, sa propre carrière.
Ses hommes, sur le terrain s’y emploient à leur manière. Ils font comme ils peuvent, survivent comme ils peuvent, donnent des gages à la hiérarchie, s’arrangent avec les faits, avec les statistiques, avec les règles - ils font le métier, quoi! - dans un climat de tension, de violence et de mensonge, avec la population, avec les « jeunes », avec les autres.
Noria Ghozali, commandant aux Renseignements Généraux, observe avec intérêt la vie et les soubresauts de ce commissariat, et notamment les contacts qui sont noués – sans doute pour la bonne marche des enquêtes - entre certains policiers et certains grands voyous. Et puis, soudainement, des squats, peuplés de travailleurs immigrés, brûlent.
Leggo giudizi contrastanti su questo romanzo, io faccio parte dei positivi e lo raccomando, rischia di essere anche nella mia Top
sabato 21 marzo 2015
2015 L14: La pioggia fa sul serio. Romanzo di frane e altri delitti - Guccini Macchiavelli
Mondadori, 2014
A Casedisopra, nel cuore degli Appennini, l'estate è finita eppure in giro si vedono ancora dei forestieri. All'osteria di Benito, dove si ferma per un bicchiere chiunque passi in paese, il cameriere marocchino Amdi spesso serve da bere a due avventori singolari: un geologo impegnato a studiare il territorio e un architetto inglese innamorato del posto, Bill Holmes, che insieme alla bella nipote Betty sta conducendo una ricerca sulle costruzioni religiose di cui è ricca quella parte di Appennino. Nel frattempo, però, ha cominciato a piovere senza tregua, e l'acqua dà non poco filo da torcere all'ispettore della Forestale Marco Gherardini, che in paese chiamano "Poiana". A parte ciò, in paese tutto sembra tranquillo. Fino a che, proprio il giorno prima di andarsene, il geologo non sparisce misteriosamente. Dopo la sua scomparsa una serie di aggressioni turba la vita di Casedisopra. A indagare sui troppi misteri che si nascondono tra i ruderi della Casa-fortezza del Capitano e l'edicola con l'affresco di una Madonna incinta, tra l'agriturismo gestito da una stravagante signora e il Sasso Nero che racchiude un segreto, è incaricato il giovane maresciallo dei carabinieri Barnaba. Ma molto presto "Poiana" dovrà intervenire sia pure non ufficialmente. Ancora una volta Guccini e Macchiavelli evocano i sapori e le emozioni delle loro montagne e ci conducono lungo i valichi appenninici, dal Quattrocento a oggi, fino a scoprire una verità sorprendente e quanto mai attuale.
Si va sul sicuro, una coppia in perfetta sintonia. Sarà nella top dell'anno
mercoledì 4 marzo 2015
2015 L11: Aminata - Lawrence Hill
Pleine Lune (2011)
Lawrence Hill a transformé une page négligée de l’histoire en un roman brillant et attachant, qui transporte le lecteur d’un village africain à une plantation du sud des États-Unis, d’un refuge sordide en Nouvelle-Écosse à la côte de la Sierra Leone, dans l’odyssée du retour en Afrique de 1 200 anciens esclaves.
AMINATA dépeint l’un des personnages féminins les plus forts de la littérature récente, une femme qui se fraie un chemin dans un monde hostile à la couleur de sa peau et à son sexe.
Lorsque Aminata Diallo entreprend d’écrire l’histoire de sa vie à Londres, en Angleterre, à l’aube du dix-neuvième siècle, elle possède tout un bagage d’expériences.
Enlevée de son village en Afrique de l’Ouest à l’âge de onze ans et forcée de marcher jusqu’à la mer pendant des mois dans un convoi d’esclaves, Aminata est ensuite amenée à travailler dans une plantation d’indigo sur une île au large de la Caroline du Sud.
Elle survit grâce à ses compétences de sage-femme acquises auprès de sa mère et grâce à sa force de caractère héritée de ses parents.
Mais Aminata reste piégée, échappant de justesse à la violence qui coûte la vie à de nombreuses personnes de son entourage.
Elle aura la chance d’inscrire son nom dans le Registre des Noirs, authentique registre de l’armée britannique qui permit à 3 000 loyalistes noirs d’embarquer à Manhattan sur des bateaux à destination de la Nouvelle-Écosse et de Québec après la guerre d’Indépendance américaine.
Favoloso!!! Senza parole. Ovviamente sarà nella Top.
Lawrence Hill a transformé une page négligée de l’histoire en un roman brillant et attachant, qui transporte le lecteur d’un village africain à une plantation du sud des États-Unis, d’un refuge sordide en Nouvelle-Écosse à la côte de la Sierra Leone, dans l’odyssée du retour en Afrique de 1 200 anciens esclaves.
AMINATA dépeint l’un des personnages féminins les plus forts de la littérature récente, une femme qui se fraie un chemin dans un monde hostile à la couleur de sa peau et à son sexe.
Lorsque Aminata Diallo entreprend d’écrire l’histoire de sa vie à Londres, en Angleterre, à l’aube du dix-neuvième siècle, elle possède tout un bagage d’expériences.
Enlevée de son village en Afrique de l’Ouest à l’âge de onze ans et forcée de marcher jusqu’à la mer pendant des mois dans un convoi d’esclaves, Aminata est ensuite amenée à travailler dans une plantation d’indigo sur une île au large de la Caroline du Sud.
Elle survit grâce à ses compétences de sage-femme acquises auprès de sa mère et grâce à sa force de caractère héritée de ses parents.
Mais Aminata reste piégée, échappant de justesse à la violence qui coûte la vie à de nombreuses personnes de son entourage.
Elle aura la chance d’inscrire son nom dans le Registre des Noirs, authentique registre de l’armée britannique qui permit à 3 000 loyalistes noirs d’embarquer à Manhattan sur des bateaux à destination de la Nouvelle-Écosse et de Québec après la guerre d’Indépendance américaine.
Favoloso!!! Senza parole. Ovviamente sarà nella Top.
lunedì 16 febbraio 2015
2015 L8: Montedidio - Erri de Luca
Chi salirà nel monte di Dio? Chi ha le mani innocenti e il cuore puro." Un quartiere di vicoli a Napoli: Montedidio. Un ragazzo di tredici anni va a bottega da Mast'Errico, il falegname. E' l'inizio della sua vita nuova, la vita che a sera, a casa, in una casa vuota per l'assenza del padre e per la malattia della madre, il ragazzo va scrivendo su una bobina di carta avuta in regalo dal tipografo di Montedidio. Ha anche un altro regalo, che porta sempre con sé, un "bùmeran", un legno nato per volare che il padre ebbe a sua volta da un marinaio di passaggio. Così passano i giorni: Mast'Errico gli insegna il mestiere e Don Rafaniello, uno scarparo che Mast'Errico tiene ospite a bottega, gli insegna a pensare sugli uomini e sulle cose.
Il mio primo De Luca... letto in un attimo andando a passare un week end a Napoli, con un amico che vive a Montedidio... indimenticabile... forza Erri. Sarà nella Top.
sabato 7 febbraio 2015
2015 L5: Tiuraï - Patrick Péchenot
Gallimard, Folio, 2005
Un jeune Tahitien trouve la mort avec son frère handicapé le jour de la fête du 14 juillet. Une émeute sanglante dévaste la prison de Papeete et la répression qui s'ensuit n'a rien à envier à certaines dictatures. Loin de la métropole, la Polynésie et ses atolls n'ont plus grand-chose à voir avec les vahinés et les colliers de fleurs. Sous la mer bleue rôde une menace étouffée par le secret défense. Parce qu'il emprunte les chemins de traverse, le journaliste Thomas Mecker va côtoyer une réalité mortelle à plus d'un titre. Ce n'est pas pour rien que le mot «tabou», comme Mururoa, est issu de ces îles...
Anche questo era sconosciuto. Molto interessante. Scrive un francese al limite del fuorigioco, am ci si lascia prendere. Ho apprezzato molto il modo come finisce la storia... da ispirarsi per il futuro. Sarà nella Top.
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